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Le Monde Campus, le 9 janvier 2019

Extrait – Choisir une orientation est aussi un moment cathartique pour les parents.

[…] Choisir une orientation est aussi un moment cathartique pour les parents. « Les parents revivent leur propre histoire à travers celle de leur enfant : ce qu’ils auraient eu envie de faire ou la liberté qu’on ne leur a pas donnée, indique Myriam Pinard, psychologue au Centre d’orientation et d’examens psychologiques (COREP) qui accompagne chaque année 2 500 familles. Ils ressentent aussi l’angoisse face au chômage et à un monde du travail plus dur. La problématique de l’orientation, ce n’est pas seulement celle du jeune, c’est celle de toute la famille. » […]

[…] « Si vous obligez un enfant à s’orienter dans une filière avec un nombre d’heures élevées dans une discipline qu’il n’aime pas, vous mettez en place une stratégie d’échec. L’enfant peut se dégoûter et échouer. » Sophie de Branche, directrice du COREP, spécialiste de l’orientation. […]

[…] « Dans l’esprit des parents, les filières littéraires sont dévalorisées parce qu’elles offrent moins de débouchés dans le supérieur et sur le marché du travail, confirme Sophie de Branche, directrice du COREP et spécialiste de l’orientation. C’est à cela que répond en partie la réforme du lycée, qui fera disparaître en 2021 les filières S, ES et L. » En revanche, ce qui ne changera pas, selon elle, ce sera « l’angoisse » au moment de choisir les enseignements de spécialité qui succéderont aux filières. […]

[…] Néanmoins, forcer un enfant à s’engager dans une orientation qui lui déplaît est un « mauvais calcul pour les parents », estime Sophie de Branche : « Si vous obligez un enfant à s’orienter dans une filière avec un nombre d’heures élevées dans une discipline qu’il n’aime pas, vous mettez en place une stratégie d’échec. L’enfant peut se dégoûter et échouer. » […]